Ce que révèle vraiment ce blocage
Quand on s’est parlé, la première chose que j’ai faite, c’est d’écouter. Pas juste les chiffres, pas juste les actions menées. Ce qu’elle voulait vraiment. Où elle en était dans sa vie, pas seulement dans sa carrière.
Parce que ce qu’elle décrivait, c’est une réalité que beaucoup d’artistes sous-estiment : au début d’un projet, on s’autofinance. On jongle entre sa musique et sa vie professionnelle, ses contraintes, ses revenus. Et sans structure claire, la musique devient une source de stress plutôt qu’une source d’élan.
Ce dont elle avait besoin, ce n’était pas 30 000 streams demain. C’était de savoir comment avancer, à quel rythme, sur quels axes, pour poser les bases qui permettront justement à ces streams d’arriver. Parce que les streams ne sont pas une fin en soi : ils sont la conséquence d’un projet bien construit. Et quand le projet manque de clarté, on reste bloqué à 100 streams. Pas par manque de talent. Par manque de direction.